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Notes

La question que le logiciel n’attendait pas

1er octobre 2026

Combien d’interventions ce mois-ci ? Combien en attente ? Combien par type ? Les logiciels des services techniques répondent à ces questions sans difficulté, parce que le concepteur avait prévu qu’on les poserait.

Et puis un jour, en réunion, quelqu’un pose une autre question. « Nos régies répondent-elles plus vite qu’il y a trois ans ? » « Les feuilles d’heures sont-elles réellement remplies ? » « Quand une intervention traîne, où est le goulot d’étranglement ? »

Le logiciel ne répond pas. Non qu’il soit mauvais : cette question-là n’avait pas été prévue. Et faute de moyen d’y répondre, on risque de ne plus la poser.

Un éditeur conçoit son outil pour des centaines de collectivités à la fois ; il prévoit les questions communes, et il le fait bien. Mais certaines questions tiennent à l’organisation de la collectivité ou à une difficulté rencontrée par ses équipes. L’éditeur ne peut pas toutes les prévoir.

Ces logiciels ont un bouton pour ce moment-là. Je le tiens pour le plus sous-estimé : Exporter.

Le logiciel a fait son travail : collecter et structurer, jour après jour. L’export est le moment où il passe le relais.

Ces données appartiennent à la collectivité : des années de saisie par ses agents, sur ses bâtiments. Un export de quelques dizaines de milliers d’interventions contient une grande partie de sa mémoire technique.

À partir de l’export, chaque question demande un travail particulier : mesurer le délai entre chaque étape d’une intervention, comparer une année à la précédente, rapprocher les heures saisies des heures travaillées, repérer les interventions qui sortent de l’ordinaire.

Saisir et collecter, les agents le font déjà, dans le logiciel, et il faut continuer. Interroger ce qu’on a collecté est un second temps, et il ne dépend que de la collectivité.

C’est ce second temps dont j’ai choisi de faire mon métier. Avec Arvitria, je conçois des logiciels qui viennent en complément des outils existants et exploitent les données qu’ils contiennent déjà pour produire des cartographies, des bilans par site, des analyses de récurrences. Si une question de ce genre traîne dans votre service, écrivez-moi.

Victor Adam, fondateur d’Arvitria

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